Focus n°2 : l'atelier "Choix et gestion des couverts végétaux"

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Couvert végétaux
Le couvert végétal est le point d'orgue de la directive nitrate pour limiter les effets de lessivage de l'azote entre 2 cultures. Mais aujourd'hui, certains agriculteurs et agronomes ont développé les utilisations des couverts ainsi que leur efficacité pour les inclure dans leurs itinéraires culturales.

Quel couvert pour quel résultat ?

La conduite d'un couvert végétal passe par plusieurs points : conditions pédoclimatiques de la parcelle, choix des espèces, durée du couvert, matériels d'implantation disponible et choix de sa destruction.

Les conditions pédoclimatiques

Elles sont propres à chaque parcelle et au climat de l'année. C'est pourquoi il est essentiel de connaitre son sol pour estimer au mieux ces réserves utiles. Il faudra semer le couvert le plut tôt après la moisson pour profiter de l'humidité s'il y en a, et viser les périodes orageuses. Il faut implanter les couverts avant les risques d'orages pour bénéficier des moindres millimètres d'eau. 

Le choix des espèces

Il va être dépendant de la période d'implantation, de la durée du couvert et de l'effet souhaité. Chaque plante a ses spécificités et répondent mieux à certaines situations. Dans le cadre de mélange, on veillera aussi à ce qu'aucune plante ne soit trop agressive au risque d'étouffer les autres. Le système racinaire complémentaire peut être un critère important dans des sols en faible RU pour des couverts d'été.

La durée du couvert

Il peut être court, long, d'été, sensible au gel ou résistant, la durée est importante car elle va déterminer la pertinence du choix des espèces. La fin de cycle végétatif devra correspondre à la période de destruction du couvert. Un couvert en graine devient une adventice pour la culture suivante, et la dégradation des pailles très ligneuse va mobiliser beaucoup d'azote.

Matériels d'implantation et choix de destruction

Le matériel utilisé pour la gestion des couverts est celui disponible pour l'agriculteur. Il est adapté à sa conduite culturale (Labour, TCS, SD) généralement avec un débit de chantier élevé car les périodes sont déjà bien chargé et les fenêtres d'intervention plutôt courte. Pas besoins d'investir énormément (quand on débute) dans le matériel car il a peu d'impact sur la réussite du couvert. Un travail très superficiel est tout de même recommandé pour limiter l'attaque de limace (l'anti limace est très important pour le couvert également). 
Pour la destruction, le choix économique est souvent privilégié. Le roulage sur gel, Rolofaca ou DDI sont des valeurs sur. La possibilité d'un rattrapage chimique est un plus en cas d'hiver sans gel ou de développement faible du couvert. Le semis direct sous couvert est une technique encore plus économique mais demande une très forte technicité et une conduite culturale adapté.

Les couverts associés

C'est un autre moyen d'utilisation des couverts. En association avec colza ou entre les lignes de maïs, ils permettent de concurrencer les adventices, limiter l'érosion et fixer l'azote de l'air. Ils sont généralement composés de légumineuses (gélives pour le colza) ou permanente pour le maïs. Ils permettent également d'avoir une structure du sol bénéfique pour la culture grâce à leur réseau racinaire.

Le coût avant tout

Le coût d'un couvert doit être comparé à la conduite culturale habituelle (déchaumage, faux-semis, labour, préparation lit de semence). Généralement le couvert demande moins d'intervention que les conduites classiques, ou les mêmes interventions. Le coût de la semence est compenser par l'amélioration attendu au niveau du sol (MO, structure, fixation d'azote) ou encore à l'effet nématicides.

Le but est donc d'avoir des espèces les plus optimisées pour la parcelle avec le coût le moins élevé. Il faut s'informer, expérimenter, se faire conseiller et se lancer pour définir les espèces qui correspondent. Le travail devra être le plus simple possible avec un débit élevé. L'atelier vous donnera des éléments pour les appliquer sur chaque exploitation. M.Conry d'Océalia sera l'intervenant et de nombreux témoignages d'agriculteurs en Cuma utilisant les couverts seront là pour illustrer les éléments techniques.

Programme définitif Mécasol 2016
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